Abus de faiblesse sur deux anciens combattants expulsés illégalement de leur logement

Posté par Yacine Kellib Le nov 1st, 2009 déposé en tant que A la Une, Gallerie Photos, Société. Vous pouvez suivre les réponses de ce bulletin avec le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback à cette entrée

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Matthieu Rouveyre, Conseiller général et Conseiller municipal socialiste de la ville de Bordeaux, nous raconte cette histoire de ce vendredi 30 octobre. Il a rendez-vous avec Claire Chartier-Grimaud, dont Matthieur Rouveyre est un ancien membre d’InCité, aménageur du centre historique piloté par la Mairie de Bordeaux.

La rencontre prévue depuis quelques jours était destinée à mettre en commun les documents que Claire et Matthieu avaient chacun collecté sur cette Société d’Économie Mixte. A l’occasion de cet échange, Claire apprend ) Matthieu qu’il y aurait eu une expulsion, hier (29/10) au 13 rue Maubec, dans le quartier St Michel. Les personnes évacuées seraient deux anciens combattants marocains.

Intrigué, Matthieu décide de se renseigner et appelle Naïma Charaï, Conseillère régionale d’Aquitaine qui mène une politique ambitieuse à la Région en faveur des anciens combattants. Elle a les réseaux et lui propose de commencer à passer des coups de fil. Cependant, personne ne semble au courant. Matthieur décide de retrouver Naïma vers 17h00 à St Michel, et commencent à sonner chez les voisins, à interroger le pub d’à côté, de chercher si quelqu’un est au courant de cette expulsion. Tout le monde cherche à savoir s’il y a eu des témoins. Au bout d’une heure, un épicier de la rue des Faures vient à leur rencontre et leur apprend qu’il a retrouvé les personnes expulsées. Aziz, qui s’était joint à eux, les connaît. Matthieu et Claire  les retrouvent et commencent à dialoguer avec les expulsés. Ce qu’ils racontent est incroyable.

Jilali a 77 ans et El Fatmi 79 ans. Ils ont combattu pour la France en Indochine. Leurs familles se trouvent au Maroc mais pour toucher leur minimum vieillesse, ils sont contraints par la loi de séjourner en France pendant au moins 9 mois dans l’année. Ils vivent chacun dans un appartement au 13 rue Maubec depuis 12 ans pour le premier et 6 ans pour le second. Ils sont les deux derniers occupants de l’immeuble. Il s’agit d’un ensemble racheté par InCité qui est par conséquent devenu le bailleur des deux hommes. Ceux-ci payent leur loyer tous les mois, ils n’ont aucun retard.

Jeudi 29 octobre au soir, la police est appelée sur les lieux par InCité. La SEM prétend qu’il y a eu une infraction dans l’immeuble. Selon Jilali et El Fatmi, la police ne trouve rien et repart assez rapidement. Une dizaine de minutes plus tard un camion blanc avec trois hommes à l’intérieur arrivent sur les lieux. Deux femmes les rejoignent, elles veulent parler à Jilali et El Fatmi. Elles se présentent, elles travaillent pour InCité. Selon elles, les lieux ne sont plus sûrs, il faut changer la porte d’entrée de l’immeuble.

Pour mettre les deux hommes en sécurité, Madame B. et Madame H. leur proposent de les faire héberger pour la nuit à l’hôtel. Les deux hommes ne sont pas enthousiastes mais finissent pas accepter. Persuadés de revenir le lendemain, ils laissent toutes leurs affaires dans les appartements. Alors qu’ils sont en train de descendre la rue, ils aperçoivent les hommes du camion blanc sortir une grosse porte métallique. Le lendemain, Jilali et El Fatmi retournent chez eux mais ne peuvent plus rentrer dans l’immeuble, InCité a fait poser des portes qui murent l’entrée.

Matthieu demande aux deux anciens de le conduire à l’hôtel dans lequel InCité les a placés. Le gérant de l’hôtel n’est pas à l’aise mais accepte de raconter l’histoire : Madame B. lui a demandé d’héberger ces deux hommes pour deux mois et demi. Il ne pose pas de question et remet la facture. Matthieu demande de prendre des photos de la chambre dans laquelle les deux anciens combattants séjournent. Il refuse et avoue qu’ils devaient être dans des chambres séparées mais qu’il a du les installer ensemble pour quelques jours.

Selon Matthieu InCité a besoin de récupérer l’immeuble mais dans deux jours, c’est la trêve hivernale. Dans deux jours, les locataires ne sont plus expulsables. En effet, la trêve hivernale démarre le 1er novembre. Elle dure jusqu’au 15 mars. Il faut qu’InCité trouve une solution. Il lui faut un motif pour intervenir au 13 rue Maubec. Elle prétexte un squatteur et appelle la police. Elle constitue ainsi sa bonne foi et a un argument si jamais quelqu’un vient lui chercher des poux. La police ne trouve rien (pas étonnant puisque les appartements inoccupés avaient fait l’objet d’une fermeture sécurisée anti-squatteur). Quelques minutes après, les deux personnes d’InCité embobinent les deux anciens en leur promettant qu’ils reviendront le lendemain. Les deux locataires partis, InCité peut faire poser la porte qui condamne définitivement l’entrée de l’immeuble. Matthieu Rouveyre accuse InCité d’abus de faiblesse sur personnes vulnérables.

InCité cible deux vieilles personnes qu’elle sait isolées, qui ne parlent pas le français, sans famille en France. Deux proies de choix pour évacuer les lieux à moindre frais.

Alain Juppé, depuis qu’il est Maire n’a jamais rien entrepris en faveur des anciens combattants marocains. C’est seulement lorsque Naïma Charaï et Alain Rousset ont commencé à se mobiliser qu’il a voulu renverser la vapeur. Dans son entreprise de communication, Alain Juppé a posé avec un ancien combattant marocain pour le SudOuest du 19 novembre 2008. Il se trouve que cet ancien combattant, c’est Jilali.

Source Blog Matthieu Rouveyre

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Yacine Kellib www.novapresse.com

3 Reponses pour “Abus de faiblesse sur deux anciens combattants expulsés illégalement de leur logement”

  1. fils de france dit :

    je suis scandaliser ou sommes nous dans quel pays on donne des apparts aux voyous a ceux qui baffoue les loies de la republique la gauche fait des manif pour ceux qui crache sur la france la droite idem pour moi ils ont combattu sous le drapeau francais alors ils ne sont pas marocain mais bien francais je suis nationaliste fier de l etre apres avoir lu mon article une question est ce que je suis raciste

  2. InCité souhaite rétablir la vérité suite aux accusations mensongères et abusives dont elle a fait l’objet. En effet, elles portent atteinte à son intégrité et à celle de ses collaborateurs, et particulièrement celle des travailleurs sociaux. Jeudi 29 octobre, des policiers sont bien intervenus pour déloger un squatteur. Sans connaître la situation, ni chercher à se renseigner certains ont dénoncé une expulsion de 2 anciens combattants marocains. Il n’y a jamais eu d’expulsion, aucune procédure n’a jamais été engagée, bien au contraire ! InCité a voulu protéger des personnes âgées et vulnérables et rappelle qu’elles bénéficieront de leur nouveau logement en loyer très social d’ici la fin de l’année.
    Rappel des faits et retour sur la situation aujourd’hui sur http://www.centre-historique-bordeaux.fr

  3. Taws dit :

    c’est honteux pitoyable cette pratique i!!!l ils ont pas mériter sa! comment peux ton être aussi cruel? il faut absolument se mobiliser pour les aider

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